L´ère romaine en découvertes
Quatre découvertes ont été mises au jour cette semaine par des missions du ministère des Antiquités travaillant dans les quatre coins du pays. Por Nasma Réda

A quelques pas de la nécropole romaine à Qantara–Est, dans le gouvernorat d’Ismaïliya, la mission égyptienne du ministère d’Etat des Antiquités opérant sur le site a découvert deux tombes ptolémaïques datant des premières années du calendrier géorgien. Le ministre des Antiquités, Mohamad Ibrahim, a déclaré : « La première tombe a été découverte dans la région romaine nommée Sila. Ses dimensions sont de 6,5 m de haut et 2,5 m de long. Elle appartient à un prêtre appelé Mina ». Ce tombeau est construit en brique crue avec un plafond voûté et un puits funéraire. L’un de ses murs est décoré avec des peintures colorées représentant le portrait du prêtre Mina, en position debout en face de la déesse Isis. Quant à la seconde tombe, elle est construite en calcaire, mais l’année exacte de sa construction n’est pas encore dévoilée. Elle contient une collection ptolémaïque de pots en argile et de casseroles. Pour sa part, Mohamad Abdel-Maqsoud, chef du département de l’Egypte Ancienne, a indiqué que la nécropole a été soumise au pillage, mais la police du tourisme et des antiquités d’Ismaïliya est intervenue immédiatement et a arrêté les coupables. Et d’ajouter : « Ces violations ont obligé le ministère à commencer ses propres fouilles sur le site afin de mettre au jour ses trésors intacts et mettre fin à toute violation sur le site ». Qantara-Est est riche en antiquités qui n’ont pas encore vu le jour, car ce site se trouve dans une région témoin de toutes les époques de l’histoire de l’Egypte. En fait, Qantara-Est est la porte est de l’Egypte, témoin des conquêtes que l’Egypte a connues à travers toute l’Histoire. Celles-ci remontent à l’époque pharaonique où Ahmosis Ier a pu poursuivre les Hyksos et les chasser. D’autres guerres importantes se sont déroulées à cet endroit, notamment celles de Seti et Ramsès II. Lors des temps modernes, cette région a été le théâtre de nombreuses batailles : la Première Guerre mondiale (1914-1918) où les Alliés ont remporté la victoire et où l’Empire ottoman s’est écroulé. « Elle a également été le siège d’un immense centre de stockage. Un grand hôpital y a été fondé et a été réutilisé pendant la Seconde Guerre mondiale », conclut Abdel-Maqsoud.

Poursuivant son action, la mission du ministère des Antiquités travaillant dans la région de l’ouest d’Alexandrie vient de dévoiler de nouveaux bains datant de l’ère gréco-romaine (27 av. J.-C.). A Maria, région célèbre pour ses bains romains, cette mission a découvert deux salles construites en pierres en calcaire qui font office de bains romains. Ainsi, « on a pu découvrir un édifice utilisé comme une grande baignoire », explique Mohamad Ibrahim. Il ajoute que cette région est l’une des plus importantes grâce à ses bains et à son extension qui va jusqu’à King Mariout. « Les deux salles découvertes étaient utilisées dans la pratique d’exercices sportifs célèbres pendant cette époque », affirme Ibrahim. Concernant les deux baignoires, « elles sont toujours en bon état. L’une d’elles mesure 4 m de largeur et 10 m de longueur, tandis que l’autre mesure 8x4 m », ajoute-t-il. Les pierres en calcaire et la couleur grise de quelques briques restent éclatantes. Ce qui a poussé le ministre à donner des instructions pour poursuivre les travaux afin de dévoiler les sources d’eau et les puits qui approvisionnent les bains en eau. Il a même consacré une somme de 30 000 L.E. pour les nouveaux travaux de fouilles.

D’ailleurs, Abdel-Maqsoud a affirmé : « Vu la grande importance de ces découvertes, on a élaboré un plan pour leur restauration afin de leur rendre leur beauté d’antan ».

Tout près de la tombe d’Aghakhan à Assouan, en Haute-Egypte, la coïncidence a guidé les agents de police du tourisme et des antiquités pour découvrir une tombe contenant cinq momies remontant à l’époque gréco-romaine. « Cette tombe a été découverte dans un cimetière. Ce sont des ouvriers qui ont informé les policiers que des inconnus effectuaient des fouilles clandestines dans cette région », raconte Abdel-Maqsoud. Le ministère a approuvé l’authenticité des pièces. « Il est encore trop tôt pour pouvoir préciser l’appartenance exacte de ces momies », reprend Abdel-Maqsoud qui souligne qu’il faut encore attendre la fin des fouilles pour procéder au travail de recherches. « On n’avait même pas le droit de déplacer ces pièces antiques pour les examiner ou les stocker dans les entrepôts », ajoute Mohamad Al-Cheikha, chef du département des restaurations.

Du sud au nord, tout près d’Alexandrie, et au sein d’un village privé, quelques ouvriers ont découvert des blocs en calcaire homogène sous la forme d’une arche. « Je ne crois pas que ces ouvriers recherchent des antiquités », dit Abdel-Maqsoud.

Il s’agit de blocs en calcaire qui forment ensemble une tombe rectangulaire. En plus d’autres parties formant un sarcophage. Outre ces blocs, des outils utilisés dans la momification ont été retrouvés. Selon les archéologues, l’arche en calcaire est d’une longueur de 260 cm et d’une largeur de 70 cm. « On perd chaque jour d’énormes pièces antiques à cause de ces voleurs et des fouilleurs illégaux », lance un archéologue qui a préféré garder l’anonymat. « Nos équipes scientifiques examinent ces antiquités sur place puis les entourent afin de les protéger et d’empêcher le pillage », conclut Al-Cheikha.

Fuente: ahram.org
 
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